petit hommage a l'une de mes romancière préférée
Faïza Guène (née en 1985 à Bobigny) est une jeune romancière de Pantin de parents d'origine algérienne. Son premier roman, Kiffe kiffe demain, a été l'une des meilleures ventes de l'année 2004 et a été traduit en 22 langues et 27 pays. Elle publie en 2006 Du rêve pour les oufs.
Elle a également réalisé plusieurs courts-métrages, La Zonzonnière en 1999, RTT et Rumeurs en 2002, Rien que des mots en 2004. Elle a aussi réalisé un documentaire intitulé Mémoires du 17 octobre 61 en 2002.
Ses romans raconte l'histoire de gens ordinaires, d'antihéros, en utilisant une langue revigorée et souvent argotique. Ce style particulier, assez courant dans de nombreux autres pays comme en témoigne les livres du romancier Irvine Welsh, est plutôt rare et déconsidéré en France. La jeune romanciere porte un regard particulierement critique sur la société française.
sa bibliographie:
--------Kiffe kiffe demain (2004)
Kiffe kiffe demain est le roman autobiographique de Doria, une lycéenne de 15 ans, vivant seule avec sa mère dans une cité de la banlieue parisienne à Livry-Gargan. Il y a quelques mois, son père est rentré au Maroc, l'abandonnant avec sa mère, femme de ménage dans un Formule 1 de Bagnolet.
--------Du rêve pour les oufs (2006)
Ahlème a 24 ans. Elle vit à Ivry en banlieue sud avec "Le patron" (son père) et Foued, son petit frère de 13 ans. "Le patron", personnage loufoque, a perdu la boule il y a trois ans lors d'un accident de chantier où sa tête a heurté une solive. N'ayant plus toute sa tête, dépassé par les événements, c'est un "patron" dont l'autorité repose avant tout sur Ahlème qui a fort à faire avec Foued, un vrai petit chétane (voyou).
La seule chose qui le retient de ne pas collectionner les conneries, c'est la surveillance de sa s½ur. Le problème est qu'elle aussi a fort à faire, entre ses missions intérim (les comptages de clous chez Leroy Merlin), les files d'attente à la préfecture pour renouveler sa carte de séjour (tous les trois mois) et ses histoires d'amour foireuses (pourquoi ses copines s'entêtent-elles à lui présenter des ploucs ?). Malgré sa vigilance, elle ne peut donc empêcher longtemps son petit frère de glisser sur la mauvaise pente et va donc se défouler de plus en plus souvent chez
"tantie Mariatou ", professionnelle du dicton et mère par procuration. La sienne, la vraie, a été assassinée en Algérie en 1992. Puis, elle apprend un matin que, suite à ses démêlés judiciaires, Foued est menacé d'expulsion. Certains auraient baissé les bras et arrêté de rire. Mais pas elle. Car, comme dit Tantie Mariatou : " On a beau couper la queue du lézard, elle repousse toujours. "